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Tannheim, en terrain connu.

Mardi 30 juillet le soir.


Nous avions laissé nos vols de ce matin sur l’impression étrange de la « vache » d’un appareil performant : le Sinus de l’équipage M27. Il a redécollé avec une personne à bord en remettant 10L d’essence. Le pilote est venu immédiatement dire sa « honte » d’avoir pu entraver la bonne marche du Tour. Il a effectivement mal jugé sa quantité d’essence.

 

Sans rentrer dans le détail, c’est effectivement une erreur. Mais cette erreur tout le monde peut la faire dans sa vie de pilote. Il a très bien négocié son atterrissage, choisi son champ et redécollé. C’est donc dans une ambiance de sympathie collective qu’il est venu raconter sa mésaventure au briefing du soir. L’erreur est évidemment instructive et le partage est la meilleure école de pilotage. L’équipage offre dont deux bières à chaque membre de l’équipe d’organisation et une bière à chaque pilote du Tour , bon esprit ! Puisqu’il s’agit d’alcool et de l’inévitable bière, que le lecteur soit rassuré, on ne peut boire sur le Tour que le soir, l’alcool est interdit en journée. Et nous ne sommes pas condamnés à la bière. C’est donc dans un beau retournement de situation que nous avons repris les vols.

 

L’après-midi a été chaud et le climat continental de l’Allemagne restitue des pompes assez sèches. On a un peu sauté du siège. Il ne faut pas que cela dure trop longtemps car le ratio plaisir/désagrément peut devenir défavorable après des nuits qui ne sont tout de même que des nuits sous la tente…Nous avons piqué vers le sud, sous une lumière magnifique avec posé devant le grand lac Ammersee et derrière la présence massive et encore lointaine des Alpes. Ce grand Lac donne vraiment le sentiment d’une mer intérieure, les ports ont un aspect marin et les maisons ont des airs de destination de vacances estivales, la méditerranée aux portes de Munich en somme ! Cette fois les dériveurs et catamarans avaient du vent et nous volions en crabe avec toujours 30km/h. La campagne est bariolée de champs qui sont souvent plus petits que dans nos grandes régions de plaine. Des petites parcelles et des champs de houblon (sur tuteur) que nous avons peu l’habitude de survoler.

 

Nous sommes accueillis sur Tannheim que nous connaissions avec le Tour de 2003. Le terrain est assez typique de ces plates-formes commerciales. C’est propre, mais tout se paie : douche, wifi, emplacement camion, décollage, atterrissage… Ce que l’on gagne en professionnalisme, on le perd un peu en jovialité artisanale. Souvent d’ailleurs les bénévoles vont aussi bien que les pro, mais à coup sûr avec le cœur. Cela dit on est confort et le terrain est une merveilleuse base arrière pour des petits vols locaux que nous entreprendrons demain.

 

Regardez la photo prise sur le terrain de Jesenwang, il y a presque toutes les machines et presque tous les participants ! Certains me demandent des photos de tel ou tel, ou même de tous mais nos journées sont bien remplies et nous faisons notre possible pour être suffisamment général pour intéresser tout le monde, et suffisamment précis pour n’oublier personne. C’est une phrasouille un peu longue qui veut dire en gros, bonne nuit à toutes et tous.

 

Demain petite ballade dans les Alpes.

 

Sébastien Perrot

Balise Diogène


L'équipage du M27 qui a retrouvé le sourire

 

Les hélicos et les joies champêtres

 

 Les jeunes à l'honneur

 

La totalité du Tour au pied de la Tour

 

 

 

 

 

L'amateur du théâtre Galli de Sanary découvre l'autogire

 

Ammersee, les Alpes au Sud

 

 

 

Parc d'attraction

 

 La famille de P66 a rejoint par surprise son papa pilote préféré

 

Futurs concepteurs de l'A390