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Pfarrkirchen, repos bavarois.

Lundi 29 juillet la journée

 

La soirée du dimanche a continué dans la même ambiance festive, danses traditionnelles bavaroises, bières nombreuses et jamais dans la demi-mesure, danses un peu plus techno en toute fin de soirée pour l’équipe des jeunes bien soudés. La nuit fut donc méritée, avec du vent, coincée dans la vallée du Rott qui coule vers Pfaarkirchen, la route et la ligne de chemin de fer. C’est la route et le chemin de fer qui ont parfois un peu anticipé le réveil. Le corps volant du jour et le corps dormant sous la tente s’habitue à dormir peu, ou disons étroit, comme le matelas.

 

Décrire une journée de quartier libre est un exercice un peu délicat car les trajectoires de chacun sont divergentes. Il y a cependant quelques grands principes. Les vols locaux étaient autorisés entre 9h et midi, supervisés par nos contrôleurs dont la compétence et la disponibilité sont bien connues et toujours appréciées. Notre terrain est reservé à la langue allemande, il faut donc une couverture spécifique pour voler. Une cinquantaine de machines ont rayonné en Bavière, pas très loin de l’Autriche sous un ciel gris, soudé, légèrement pluvieux dans une atmosphère toujours chaude.

 

Mais la découverte du secteur pouvait se faire à pieds, à vélo ou en voiture. Nous sommes au cœur de ce que l’on appelle la vallée rouge, d’où le nom de la rivière Rott (avec cependant deux « t »). Rouge de la couleur du sang d’une jacquerie qui se déclencha à la fin du 16ème siècle contre les hobereaux locaux, voilà ce que nous raconta le président du club lors d’un déjeuner en petit groupe perché sur les contreforts et couvert par les marronniers. Un homme qui, tee-shirt de delta sur le ventre, raconte avec passion, son pays et l’aviation, son pays dont on sent parfaitement que l’horizon est principalement régional.

 

On ne peut pas comprendre la mentalité allemande sans prendre en compte la puissance des Lander. Les jacobins que nous sommes comprennent la région comme une étape de la décentralisation. Les allemands pensent exactement dans le sens inverse. Après tout l’Allemagne n’a été fondée comme Etat souverain qu’en 1871 dans une histoire si proche de la nôtre (la galerie des Glaces !). L’échelon d’appartenance politique, symbolique et historique est donc le Land. Il ne s’agit pas ici de comparer les atouts et les failles de chacun des deux systèmes, de mépriser l’un en vantant l’autre. La difficulté que nous avons à trouver un interlocuteur unique dans certaines circonstances ou la présence même de deux fédérations ULM témoignent des inconvénients de cette disparité. A l’inverse nous devons constater que les autorités de contrôle allemandes nous laissent parfaitement en paix.

 

Nous avons de longue date des relations de confiances avec nos autorités de tutelle. Mais nous connaissons la présence parfois insistante de certains uniformes dans une mission régalienne de surveillance et de contrôle qui est légitime et souvent nécessaire mais qui peut parfois, lorsqu’elle est systématique et non coordonnée, avoir quelque chose de décalé dans le cadre d’une aviation de loisir. Que nos propos ne soient pas mal interprétés et on ne peut pas faire d’une si courte et petite expérience une généralité mais on doit néanmoins parfois se convaincre que la responsabilité de chacun est le gage le plus sûr d’une pratique sereine. Les Allemands n’ont pas plus d’accident. Mais tout cela est cependant affaire de mentalité et d’éducation. Nous avons vraiment le sentiment d’une ballade, autonome, indépendante. C’est un sentiment assez sain.

 

La pluie devait se renforcer dans l’après-midi et nous avions choisi de diffuser le film du soixantième anniversaire de la Patrouille de France sur notre gigantesque écran, nécessaire pour afficher les navigations et la carte météo, digne d’un petit Cinéma Paridiso ambulant. Notre directeur des vols, Jack Krine, ancien de la patrouille a eu son petit succès, toujours bon pour l’ego.

 

Ce soir la pluie est enfin là, massive, sans ambiguïté. Nous souhaitons qu’elle passe vite pour que les résidus soient les plus faibles demain matin pour notre vol en direction de Münich. En partant vers l’ouest, le vent, qui risque d’être important, jouera contre nous et il est probable que pour contourner la CTR de Münich nous choisissions un trajet plus court par le nord, mais plus austère, plutôt que le parcours sud initialement prévu le long du contrefort des alpes autrichiennes. On diffuse ce soir un autre film sur notre bel écran: Les merveilleux fous volants et leur drôle de machines.

 

Nous allons rejoindre les tentes en mode flip flop.

 

Sébastien Perrot

Balise Diogène

 

Danse traditionnelle...

 

...Sous un regard bienveillant

 

 

Danse un peu moins traditionnelle

 

Remise en forme du lundi matin

 

Le plateau du petit déj, avec une mention spéciale pour le biberon de Charlie

 

La Rott qui coule à côté du terrain

 

Le 9éme trou du Golf

 

L'église de Saint Jacob qui domine la vallée

 

 En bas, le terrain

 

Pilote heureux après la réparation de sa durite

 

Le village des jeunes

 

 

 

 

 

 

 

 

Les contrôleurs sous la tente du camion du club

 

 Petit repas perché en Bavière

 

 Un ancien charcutier, ancien commandant de bord, amateur du théâtre de Galli à Sanary

 

 L'équipe des jeunes


 Les mêmes

 

 

La projection du film sur la Patrouille